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14 mars… 1965. Les municipales

14 mars 2016 | 0 commentaire

14 mars 1965. Les élections municipales se déroulent avec, en ligne de mire, l’élection présidentielle de la fin de l’année où, pour la première fois, le Président de la république va être élu au suffrage universel direct. La nouvelle loi électorale contribue à éliminer les oppositions des conseils municipaux.

Nouvelle loi électorale. En 1965 une nouvelle loi électorale rentre en vigueur dans les communes de plus de 30.000 habitants dans lesquelles l’élection se fait au scrutin de liste. La liste qui recueille plus de 50% des voix au premier tour ou qui arrive en tête au deuxième tour emporte la totalité des sièges. L’opposition n’est alors plus représentée. Pour Paris Lyon et Marseille, cette disposition s’applique par arrondissement. En cette époque de gaullisme triomphant, le pouvoir en place pensait ainsi avoir les coudées franches dans les grandes villes, et sans aucune opposition.

Recul des gaullistes de l’UNR. Pour les socialistes de la SFIO, Guy Mollet l’emporte à Arras (62) ; Gaston Defferre à Marseille (13), Hubert Dubedout à Grenoble (38), Jean Minjoz à Besançon (25). Quant au PCF, les mairies d’Aubervilliers (93), Béziers (34), le Havre (76), Moulins (03) lui sont acquises. La droite l’emporte notamment à Strasbourg (67) et à Toulouse (31). Gaston Monnerville, le Président du Sénat, élu en 1964 à Saint-Céré (46) est réélu. Toutefois, les scores de l’UNR, le parti gaulliste, ont baissé de façon notable aux élections cantonales de mars 1964 et aux élections municipales de mars 1965, par rapport au scrutin législatif  de 1962.

Le PSU et le renouveau. A partir de cette élection municipale de 1965, l’opposition socialiste, avec le PSU notamment, marque un renouveau. Grenoble deviendra l’un des lieux emblématiques de leurs actions, avec les groupes d’action municipale (GAM).

 

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