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20000 maires sous les lieux

19 septembre 2019 | 0 commentaire

A la veille des journées européennes du patrimoine, plongeons-nous dans l’un des aspects du patrimoine local que sont les mairies. Mais, bien évidemment, que seraient les bâtiments sans les maires ? En hommage à Jules Verne, conseiller municipal d’Amiens dans les années 1880, suivez-nous dans les couloirs du temps patrimonial, à l’aide de quelques-uns de ses romans.

 

Une ville idéale. La loi du 5 avril 1884, dite grande loi municipale, rend obligatoire la présence d’un bâtiment distinct et aisément identifiable pour les administrés. Jusqu’alors, il n’était pas rare que la demeure d’un grand notable servît (occasionnellement) de maison commune pour la conduite des affaires locales. Ce qui nous paraît aujourd’hui évident est le fruit de notre longue histoire territoriale. Allez, un exemple : à Gisors (Eure), ville frontière entre les possessions anglo-normandes et le royaume de France, les visiteurs pourront voir le lieu où Louis VI le Gros s’assit, grâce bien sûr à sa situation exceptionnelle de ville frontière entre les possessions anglo-normandes et le royaume de France en construction.

Le tour du monde (territorial) en 80 jours. Des beffrois des Hauts-de-France aux bâtiments d’Occitanie, les mairies sont d’une variété exceptionnelle. Quelques petits détours nous emmènent ainsi à La Roche-sur-Yon (Vendée), où la ville a été créée par Napoléon en 1804. L’hôtel de ville y donne sur une place destinée à recevoir… 20000 hommes en armes. On ne sait jamais ! A Quimper (Finistère), le balcon du maire accueillit De Gaulle en 1969 pour son dernier discours public consacré – excusez du peu – à la régionalisation. A Nyons (Drôme), la mairie occupe aujourd’hui les locaux de… l’ancienne gendarmerie, dans une architecture que ne renierait pas l’ex brigade de Saint-Tropez (Var). La visite des hôtels de ville pour ces journées ? N’hésitez pas. Elle est le reflet de l’identité de la France territoriale qui se nomme… diversité, pour paraphraser Fernand Braudel.

Sans dessus dessous. Bon, bien sûr, il ne saurait être question d’oublier les prochaines élections de mars 2020. Nul doute que les maires sortants auront à cœur de faire visiter eux-mêmes le patrimoine de leur hôtel de ville, durant les journées du patrimoine. Peut-être entre une session d’accueil des nouveaux résidents et une réunion citoyenne… Quant aux prétendants, on leur propose de se glisser dans le flot des visiteurs et d’asseoir ainsi quelques instants leur auguste séant dans le fauteuil du premier magistrat de la cité.

 

 

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