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Les municipales de 1977 à 1989 – Par Jean-Luc Boeuf

15 janvier 2014 | 0 commentaire

Troisième épisode de la série « les élections municipales depuis 1947 ». avec les scrutins de 1977 à 1989, lesquels encadrent la decentralisation de 1982. La poussée de la gauche aux municipales de 1977 est équilibrée par une victoire de la droite en 1983, dans un contexte de montée du Front National et de la présence des écoligistes.

1977. Une forte poussée de la gauche aux élections des 13 et 20 mars. Dans la lignée du « Programme commun », socialistes et communistes conduisent des listes communes au premier tour. La gauche unie est majoritaire dans la France urbaine. Le nombre de villes de plus de 100.000 habitants conquises ou gardées par le PCF est très significatif (Le Havre, Saint-Etienne, Nîmes, Amiens…) Les écologistes font une première percée, en raison notamment des contextations relatives au programme électro-nucléaire. Paris élit son maire pour la première fois depuis la Commune de 1871. Le Président de la République Valéry Giscard d’Estaing, qui souhaitait « installer » un maire centriste, voit l’opération se retourner contre lui avec l’arrivée à l’Hôtel de ville de Paris de son opposant gaulliste et jeune ancien Premier ministre, Jacques Chirac.

1983. Les premières élections depuis la loi du 2 mars 1982 relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions. La droite, qui a combattu au Parlement le ministre de l’intérieur Gaston Defferre lors de la discussion de la loi de décentralisation, emporte une nette victoire aux élections municipales des 6 et 13 mars 1983. Dans les communes de plus de 3.500 habitants, ces élections voient l’instauration d’un mode de scrutin mixte à la fois majoritaire (la liste arrivée en tête emporte la moitié des sièges plus un) et proportionnel (les sièges restant sont répartis à la proportionnelle des listes restées en présence). Le Front national réalise ses premiers scores significatifs.

1989. Poussée du front national et déclin communiste. Les 12 et 19 mars 1989, les élections municipales voient la poussée du front national confirmée. Les socialistes, sans retrouver le score de 1977, progressent alors que le Parti communiste voit ses bastions historiques s’éroder. Le nombre de triangulaires au second tour des municipales augmente très fortement, alors que l’on note également des quadrangulaires. Ceci est le résultat de l’éparpillement progressif de l’électorat.

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