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Au plaisir des territoires

5 décembre 2017 | 0 commentaire

Hommage à Jean d’Ormesson, disparu ce jour. A l’aide de quelques-uns de ses titres de romans,  rendons compte de la fin de la saison des congrès des principales associations d’élus avec, en point d’orgue, la tenue à Paris du centième congrès des maires de France. Cette fin d’année marque également  le retour des territoires dans le débat public, avec la tenue prochaine à Cahors (Lot) de la conférence nationale des territoires.

La gloire de l’empire (territorial). Pour les communes, l’intérêt de l’attention portée par l’Etat aux territoires de la « France périphérique » se concrétise par la nomination du président de l’association des petites villes de France (APVF) à un poste de secrétaire d’Etat, par le relèvement des seuils pour la création des communes nouvelles et par le fait que les élus communaux ne seraient pas concernés par la baisse de leur nombre. Pour les départements, l’inflexion majeure provient du fait que la volonté de réforme radicale de cet échelon fait place à la « discussion entre les acteurs locaux », sans que « l’Etat n’impose rien a priori ». L’échelon régional, en revanche, ne semble guère avoir actuellement les faveurs des pouvoirs publics. Rien n’est en effet venu corriger les annonces, fortement défavorables financièrement, faites par le Premier ministre au congrès des régions.

La conversation (sur la réforme). L’échelon métropolitain, en creux, semble renforcé dans son rôle de maître d’œuvre de l’organisation territoriale à venir, avec notamment l’appui de France urbaine , l’association des métropoles et autres communautés urbaines, à la politique du gouvernement dans les territoires. La région parisienne est, une fois de plus, traitée à part. En effet, la conférence spécifique dédiée au Grand Paris est à nouveau reportée, à janvier 2018.

Comme un chant d’espérance (des finances). La taxe d’habitation a occupé tous les esprits. Le président de la République a en effet confirmé la suppression progressive de la taxe d’habitation, d’abord pour 80% des contribuables assujettis à cet impôt, avant d’envisager une suppression totale.  Et si cette mesure ne faisait que traduire le décalage toujours croissant au sein du quarteron ? Le quarteron est cet être qui sommeille en chacun de nous. Il est tour à tour où simultanément citoyen, usager, contribuable et électeur. Tout se passe comme si le citoyen demandait toujours davantage de service public local, tout en en renvoyant la facture au contribuable national. Dès lors, puisque l’on ne peut réformer la fiscalité locale, supprimons-la…

« Nous quittions le temps qui passe et nous nous installions dans le temps qui dure ». Jean d’Ormesson, Au plaisir de Dieu

 

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