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Le champ du loup fiscal

21 février 2019 | 0 commentaire

Le bureau des légendes fiscales ? Quelle vaste étendue… A l’occasion de la sortie du film dans lequel Mathieu Kassowitz joue le rôle principal, interrogeons-nous sur les contours de la fiscalité tant locale que nationale, dans le champ du grand débat naturellement.

Le chant du cygne (de la fiscalité locale). Injuste. Complexe. Déconnectée des évolutions récentes. La messe semblait dite pour la fiscalité locale. De fait, en un peu moins d’une génération, les critiques ont été entendues : fin de la fiscalité directe des régions, suppression de la taxe professionnelle, déconnexion entre le territoire de perception et le lieu de l’activité. Suppression de la taxe d’habitation que personne ne demandait d’ailleurs. Allez encore un effort M. le Président, il ne reste plus que le foncier bâti a supprimer. Ça pourrait être la conclusion du grand débat, non ?
Le chant des partisans (de la dépense). « Quel serait votre chiffre à vous » demande le loup de Wall Street ? Plus. Eh bien, pour la dépense locale, c’est pareil. Il n’y a qu’à lire les programmes des candidats aux élections locales… quel que soit le niveau du millefeuille : Pass gratuit par ici, transport gratuit par là, salle de musique amplifiée à ma gauche, zone d’activités à ma droite. Des repas bio en cantine (mais sans augmenter le prix, hein ?). Il y a juste les demandes de nouveaux ronds points qui semblent recueillir un peu moins de suffrages ces temps-ci. On se demande bien pourquoi d’ailleurs.
Le chant du loup : une mélodie en trompe l’oeil… Bon, allez, pour donner à réfléchir, rappelons juste que le prix à payer (non core trouvé precisons-le) pour la taxe d’habitation représente chaque année 1,2 point de PIB. Alors que, depuis trente ans, la France arrive péniblement, et encore pas tous les ans, à proposer à Bruxelles de camper sur la crête, ou plutôt au fond du talweg, des 3 points de PIB de déficit  chaque année… Mais c est bien sûr, du grand débat sortiront les solutions des  citoyens qui vont certainement, depuis l’Agora, demander à payer de l’impôt sur le revenu pour ceux qui n’en paient pas ou plus de TVA pour tout le monde ou, pouquoi pas, quelques centimes par litre d’essence. Pan sur le bec comme dirait un hebdomadaire satirique paraissant le mercredi.

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