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Decentralisation et societe civile en Tunisie

12 juin 2015 | 0 commentaire

Quel meilleur appui que celui de José Luis Zapatero, ancien Premier ministre espagnol et membre influent du club de Madrid, composé de plus d’une centaine d’anciens chefs d’Etat et de gouvernement, pour apporter son soutien à la démarche tunisienne de décentralisation ? Il est vrai qu’en quelques mois, la Tunisie a mis en place une nouvelle constitution et s’est lancée dans une dévolution des pouvoirs publics s’orientant clairement vers la décentralisation. Avec optimisme, la société civile peut s’appuyer sur la réussite de l’expérience espagnole.

société civile. Depuis 2013, et avec le soutien de l’Union européenne, le programme d’appui à la société civile (PASC) de Tunisie travaille à renforcer la capacité de tous les acteurs de la société civile, afin de s’organiser  de se structurer. L’objectif est que la mise en place de la décentralisation trouve des relais concrets dans les territoires. D’où la mise en place d’espaces de dialogue et de concertation entre les différentes composantes de la société civile.

optimisme. José Luis Zapatero a rappelé, à l’occasion du colloque international organisé à Tunis le 11 juin 2015, que le processus de transition démocratique à l’œuvre en Espagne s’est appuyé depuis 1979 sur un vaste mouvement de décentralisation qui conduit aujourd’hui les provinces à peser financièrement trois fois plus que l’Etat central espagnol. Ce mouvement, étalé sur une génération, a permis de conduire d’autres réformes audacieuses, telles que la mise en place de péréquation entre régions afin de rendre l’accès aux services publics le plus égalitaire possible. Le cas de la réduction des inégalités pour l’accès à l’enseignement supérieur est particulièrement révélateur en Espagne. La crise mondiale de 2008 rend d’autant plus nécessaire de poursuivre ces processus de péréquation de ressources.

expérience. La constitution tunisienne prévoit la mise en place d’un État décentralisé. Le passage à la phase opérationnelle nécessite de s’appuyer sur les acteurs de la société civile afin de rendre visibles non seulement les outils juridiques mais surtout la mise en place des relais nécessaires pour une meilleure acceptation par la population de cette organisation. C’est ici que la démocratie participative doit trouver sa meilleure place, en évitant deux écueils : d’une part, celui d’une mise en place à marche forcée sans suffisamment d’aspects concrets et, d’autre part, celui d’une confiscation du pouvoir des élus par des acteurs contestataires, empêchant les projets d’aboutir.

 

 

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