Actualités

Galileo : une application pour les territoires !

9 janvier 2017 | 0 commentaire

Galileo, le nouveau système de géolocalisation fait ses premiers pas en France. Oublions les querelles transatlantiques du concurrent du GPS américain pour s’intéresser à l’intérêt de cet outil dans les territoires qui va changer la vie comme disait la chanson de Jean-Jacques Goldman il y a quelques années.

Se repérer. Les métropoles se bousculent au portillon ! Il paraît que les autorités vont lancer une application Galileo destinée à se repérer dans le maquis des collectivités locales. Derrière le trait d’humour, il est vrai que la complexité redoutable de nos territoires rend illisible la lecture de carte. Prenons l’exemple des métropoles. Pour y prétendre, il fallait une population de plus de 500000 habitats. Mais ça, c’était il y a quelques mois, autant dire des siècles… Désormais, une population de plus de 400000 habitants suffit (Saint-Etienne, Toulon) ou « être au centre d’une zone d’emploi de plus de 400000 habitants et comprenant un chef-lieu de région » (Orléans, Dijon) ou bien « compter plus de 250000 habitants et être située dans une zone d’emploi de plus de 500000 habitants » (Tours, Clermont-Ferrand) ou « être un ancien chef-lieu de région dont l’agglomération est située dans une zone d’emploi de plus de 500000 habitants (Metz).

Se déplacer. Les conseils départementaux vont aimer ! En effet Galileo repérera instantanément la collectivité qui exerce la compétence. Vu du ciel, pour les routes, ce sera pratique. Songeons au réseau routier départemental français dont la longueur est celle de la distance de la terre à la lune, soit 380000 kilomètres… Dès lors, plus de problème de repérage du transfert de la compétence voirie des départements vers les métropoles par exemple…

Faciliter la vie. Les régions piaffent d’impatience ! Oui, Galileo va leur permettre de sortir par le haut des querelles de localisation des services puisque l’on saura instantanément où ils seront. Les voisins vigilants (régionaux) applaudissent. Les moult  schémas à réaliser sont déjà tracés. Qu’il s’agisse des schémas de transports, des formations professionnelles (tout au long de la vie naturellement). Quant à la compétence économique, Galileo séparera du ciel ce qui relève du « développement » de ce relève de la « recherche ».

Avec ceci, il est sûr que le contribuable attend l’application Galileo pour payer ses impôts locaux…

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

16 − dix =