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GHB

27 décembre 2017 | 0 commentaire
Grande hypothèse de base ou GHB. C’est la nouvelle substance (licite) de synthèse administrative. Rassurez-vous. Il ne s’agit pas du gamma-hydroxy-butirique, cette substance qui défraie régulièrement la chronique, notamment dans les boîtes de nuit. Mais du dessein de la future carte de l’agglomération parisienne, terme volontairement neutre à ce stade.

Statu quo impossible. Vu de la France des territoires, Paris offre le visage de l’exception absolue, avec pas moins de cinq niveaux d’administration : communes, établissements publics territoriaux (EPT), métropole du Grand Paris (MGP), départements, région. Et encore, on vous fait grâce des communautés de communes, des communautés d’agglomération et des communautés urbaines, elles aussi bien présentes sur l’Ile-de-France. Comme quoi la loi NOTRe de 2015, qui a supprimé près de la moitié des intercommunalités,  ne s’est pas appliquée de manière identique. Un esprit taquin se plairait même à souligner qu’il y a du mieux puisque, il y a une génération, un élu avait été président de deux conseils généraux en même temps !
 
Satisfaction improbable. Une fois posé le postulat de la nécessité de la réforme, les équilibres politiques – tout du moins actuels – entrent dans la danse. Ou comment ne pas mécontenter en même temps la maire de Paris, la présidente de la région, le président de la métropole du Grand Paris… Et les présidents de conseils départementaux ? Euh… Pour eux, il n’y a qu’à regarder certaines réformes déjà engagées par l’Etat depuis moult années pour voir que les départements de la petite couronne semblent déjà relégués à des objets sur lesquels les archéologues administratifs se pencheront dans quelques siècles.
 
Mécontentement assuré. A l’heure des arbitrages présidentiels, et une fois pris en compte les équilibres politiques, tout autant que la nécessité de simplifier, deux pistes semblent se dessiner. La première consiste à arrimer la métropole autour de l’embryon actuel de la métropole du Grand Paris MGP, en supprimant les départements de la petite couronne et en faisant monter en puissance les établissements publics territoriaux (EPT). La seconde consisterait à faire de la région le mole central de la métropole, en gardant les départements et en supprimant tant la MGP que les EPT. Resterait encore à traiter le cas des départements de la grande couronne…

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