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Handspinner… territorial

5 juin 2017 | 0 commentaire

Dans la cour des collectivités locales, le professeur État s’impatiente : ses turbulents élèves ont découvert ce jeu adopté ce printemps par des dizaines de millions d’enfants de par le monde. Entre son fonctionnement par roulement à billes, ses effets hypnotisants et les conflits potentiels entre élèves, tous les ingrédients d’une fin d’année scolaire, pardon d’un début de quinquennat, particulièrement agitée sont là ! Lisez plutôt.

Roulement à billes. La question financière est, toujours, au cœur de toute institution. Les élèves collectivités n’y échappent pas. Même s’ils sont dix fois moins endettés que le professeur en personne, même s’ils prennent en charge de plus en plus de dépenses que le professeur finançait lui même jadis, les élèves collectivités ne se font que peu d’illusions : elles se préparent à un nouveau plan d’économies, synonyme de raréfaction à venir des dotations.  Attention donc, si le handspinner fonctionne avec des roulements à billes, on n’a quand même pas dit rouler dans la farine !

Effets hypnotisants. L’annonce de la suppression, pardon de l’exonération, de la taxe d’habitation pour 80% des ménages produit des effets diversement appréciés. C’est le moins que l’on puisse dire. Du côté pile, celui des contribuables, c’est le feu de joie, juste avant ceux de la saint-Jean. Qui peut protester contre cette mesure ? Côté face, les communes et intercommunalités, vous savez celles que l’on encense lors des moments douloureux pour leur « proximité » et leur sens du territoire. Pour elles, c’est simple, le lien au territoire justement s’estompe encore un peu plus. Tant pis pour celles qui construisent des logements, implantent des équipements et accueillent des entreprises ! Le nivellement pour tout le monde et l’État qui « compense »

Conflit entre élèves, euh entre collectivités. Le professeur a décidé de recevoir ses différentes classes. Mais il n’ a pas reçu lui même chacune des classes. Il s’est réservé ceux qui sont en classe « région ». Ceux qui terminent leur année en « intercommunalités » ont été reçus par le proviseur adjoint, euh pardon par le Premier ministre. Quant aux élèves de la classe départementale, ils ont dû se contenter du CPE, euh non, du ministre chargé de la cohésion des territoires justement. Les diplomates le savent très bien :du rang de celui qui reçoit dépend l’estime que l’hôte manifeste…

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