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L homme qui valait trois milliards

29 janvier 2016 | 0 commentaire

Les dépenses de personnel représentent une contrainte forte de la gestion des collectivités locales. Pendant des décennies, elles ont augmenté de près de 3 à 5% par an. Cela n’est plus possible aujourd’hui, alors que baissent fortement les dotations de l’Etat. Explorons les possibilités, à l’aide de quelques émissions télévisées des années 1960, telles que La caméra explore le temps ou Cinq colonnes à la une.

La caméra explore le temps viagra ou trouver. En quinze ans, de 2000 à 2015, les dépenses des collectivités locales ont été multipliées par 1,7 en euros courants. Dans le même temps, les dépenses de personnel des agents de ces mêmes collectivités locales ont doublé. Ce différentiel menace désormais l’équilibre budgétaire des collectivités.

Belphegor ou le fantôme des départs en retraite. C’est devenu le leitmotiv des débats relatifs au coût de la fonction publique : il suffirait en effet de « ne pas remplacer un agent sur deux qui part en retraite » pour régler la question comme par miracle. La formule a la mérite de la simplicité mais sa mise en œuvre se révèle un peu plus difficile que son annonce, pour deux raisons principalement. La première est que, pour quelques années encore, les agents allongent la durée de leur vie professionnelle, afin de remplir les conditions de leur retraite. La seconde a trait à la multiplicité des métiers. A titre d’exemple, dans une commune, ce sont plus de 100 métiers qui sont exercés. Les départs en retraite concernent donc aussi bien des plombiers, les électriciens, les architectes que les agents des écoles. Une application automatique du « un sur deux » pourrait aboutir à désorganiser certains services.

Cinq colonnes à la une. Voyons plutôt les marges d’action dont disposent les collectivités pour maîtriser les dépenses de personnel des collectivités. Elles sont au nombre de cinq :

  • Simplifier l’organisation de la collectivité en diminuant  les postes d’encadrement supérieur et le nombre de niveaux hiérarchiques ;
  • Faire appliquer réellement le régime des 35 heures. Cela permettra de financer l’équivalent 2 postes pour 100 agents ;
  • S’interroger sur chaque poste devenu vacant pour envisager des diminutions de service ;
  • Responsabiliser les chefs de service en les impliquant concrètement dans la gestion des ressources humaines ;
  • S’interroger au cas par cas sur les titularisations des agents puisque, rappelons-le, la titularisation n’est aucunement un droit.

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