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Et la province klaxonne les 75…

11 mars 2016 | 0 commentaire

Ça s’est passé un 11 mars. C’était en 1950, avec un changement radical dans la numérotation des véhicules. En effet, chaque département est désormais représenté par un ou deux chiffres et non plus par des lettres. Le système durera jusqu’en… 2009. Quelle meilleure façon de connaître le territoire national que de pouvoir repérer sur la route des vacances les « 59 » et autres « 62 » qui descendent vers le « 26 » ou le « 84 ». Quant aux « 75 », la province peut les klaxonner aisément…

Enregistrement. La question de l’immatriculation des véhicules s’est posée dès le début du vingtième siècle, à une époque où un impôt vélocipédique obligeait à l’enregistrement de ces engins. Le premier véritable système d’immatriculation français voit le jour en 1901. En 1928, l’attribution des plaques relève des préfectures qui gèrent les cartes grises. Tous les départements reçoivent alors leurs propres codes comprenant deux lettres. Les moins peuplés en reçoivent un mais la plupart en obtiennent au moins deux ou trois. La Seine, en tant que département à l’époque le plus peuplé, en reçoit même plusieurs dizaines. Les lettres I et O ne sont pas utilisées afin d’éviter la confusion avec les chiffres 1 et 0.

De 1 à 95. Chaque département utilise donc un code de 1 à 90 comme identifiant. Les formats seront 000 A 00 et 000 AA 00. Les numéros d’ordre reviennent à trois chiffres. Les départements les plus importants auront droit aux formats 0000 A 00 et 0000 AA 00. Il en est ainsi pour Paris dès le début suivi par les Bouches-du-Rhône, la Gironde, le Nord, le Rhône et la Seine-et-Oise. En 1954, c’est au tour des départements du Pas-de-Calais et de la Seine-Inférieure de passer à quatre chiffres. En 1965, les  « quatre-chiffres » sont officiellement proposés à tous les départements, la Haute-Garonne en faisant la demande en premier. En 1964, la décision de redécouper la région parisienne et de créer de nouveaux départements se traduit par la création des départements de l’Essonne (91) et du Val-d’Oise 95), puis des Hauts-de-Seine (92), de la Seine-Saint-Denis (93) et du Val-de-Marne (94). La petite couronne utilisera les quatre chiffres dès le début. En 1966, la série QA est choisie comme première série qui devra avoir quatre chiffres. Mais c’est finalement l’informatisation de la fin des années 1980 qui aura raison des numéros d’ordre à trois chiffres en les faisant disparaître.

Les « petits numéros », un privilège aboli… Les départements d’Outre-mer reçoivent leur codification à l’été 1950. Au début des années 1970, le département de la Seine arrive bientôt au terme des séries à deux lettres. Il est alors décidé les numéros d’immatriculation à trois lettres : le numéro 9999 ZZ 75 sera donc suivi du numéro 1 AAA 75. La Corse est découpée en deux nouveaux départements en 1976 et le code départemental 20 cède sa place aux codes 2A et 2B. L’attribution des numéros d’ordre comportant un seul chiffre et celui représentant le numéro du département faisant l’objet de trop nombreuses demandes, il est décidé en 1976 d’en supprimer l’utilisation. Chaque série démarre donc à 11.

Depuis 2009, place au système d’immatriculation des véhicules (SIV), avec la codification « AA – 123 – AA ». Désormais les départements sont représentés en tout petit, à droite de la plaque d’immatriculation, chacun choisissant le département qu’il veut.

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