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le Grexit et les emprunts des collectivites locales

20 juin 2015 | 0 commentaire

Les collectivités locales françaises sont-elles concernées par une possible sortie de la Grèce de l’euro ? Autrement dit par le « Grexit ». Beaucoup plus qu’on ne pourrait l’imaginer de prime abord. Arrêt sur image avec quelques séries ou émissions telles que House of cards, The Voice et Deseperate housewives

House of cards ou les détenteurs du pouvoir. La célèbre série télévisée américaine, adulée par Barack Obama lui même, trouverait certainement matière à un épisode, en terme de gestion de crise…  De manière macro-économique, la conséquence d’une défaillance grecque représenterait pour la dette publique française l’intégration dans le stock national d’un peu plus de 70 milliards d’euros, soit au passage1000 euros par Français. Ce chiffre s’ajouterait donc aux quelques 2000 milliards de dette publique. De plus, ce chiffre représente environ le tiers de la dette cumulée de toutes les collectivités locales françaises (qui s’élève à un peu plus de 200 milliards d’euros en 2015). Ceci n’est donc absolument pas négligeable !

The voice ou celle du marché bancaire. Dans le système interconnecté dans lequel les banques évoluent aujourd’hui, une défaillance du niveau de celle de la Grèce aura des conséquences en termes de régulation future pour les prêteurs et les emprunteurs. Pour les prêteurs, il s’agira de se prémunir du risque futur, et donc de chercher des clients particulièrement solvables. Pour les emprunteurs, il s’agira de montrer l’image de la non défaillance possible. Juridiquement, une collectivité ne peut être mise en faillite. Ceci est un bon point pour les administrations publiques locales (APUL) françaises dans le futur. Mais qu’en est-il de l’exposition des banques elles-mêmes au titre de la dette grecque ? Le chiffre n’est bien sur pas connu précisément. Il a bien sur tendance à être minoré tant que le risque ne se matérialise pas ! Mais il pèsera sur les bilans, donc sur les engagements futurs.

Desesperate housewives ou les tribulations futures des collectivités. La défaillance bancaire de Lehman Brothers en septembre 2008 a entraîné, par ricochet, la disparition de Dexia en tant que nouveau prêteur mais pas en tant que structure portant encore à ce jour plus de 70 milliards d’euros d’encours restant. Comme l’emprunt constitue la troisième ressource des collectivités, certes loin derrière les dotations et la fiscalité, une vigilance très significative doit s’opérer dans les collectivités, afin de pouvoir, dans les prochaines années, minimiser le recours à l’emprunt. Tout ceci donne raison aux élus ayant opté depuis le début de leur présent mandat pour une prudence fiscale et une politique de baisse des dépenses de leur collectivité.

 

 

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