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Les collectivités sont-elles vaccinées ?

4 janvier 2018 | 0 commentaire

C’est décidé ! Les collectivités vont devoir être vaccinées pour être admises à la table des négociations avec l’Etat. Une campagne de promotion va d’ailleurs être lancée prochainement. Si la liste des vaccins n’est pas encore diffusée,  les autorités sanitaires en charge des collectivités locales ont laissé fuité trois des vaccins rendus obligatoires depuis le 1er janvier 2018 : ils s’appellent pacte de confiance, NDDL et TH. Un tour d’horizon s’impose.

Contre le virus des dépenses, le vaccin s’appelle « pacte de confiance ». Les préfets sont chargés de recevoir les patients, euh pardon les élus,  pour leur inoculer le vaccin anti-dépense. Si les objectifs sont respectés, les collectivités vaccinées se verront attribuer une bonification dans l’attribution des subventions dont elles pourraient bénéficier au titre de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL). Par ailleurs si une collectivité réduit ses dépenses au-delà du taux pivot sur une année, elle pourrait le dépasser l’année suivante des sommes équivalentes. Des visites médicales de contrôle s’imposent ;

Contre les projets non aboutis, le vaccin s’appelle « NDDL ». Et là, les médecins sont formels : c’est un vaccin réellement innovant ! Songez en effet que les premières manifestations de la maladie remontent à 1971, lorsque l‘Etat entama les acquisitions foncières autour de Notre Dame des Landes. Depuis lors, le virus ne peut décoller, pardon disparaître, en dépit de centaines de décisions de justice.

Contre la prolifération des impôts locaux, le vaccin s’appelle « TH ». L’OMS est longtemps demeurée impuissante devant cette maladie dont les dernières découvertes remontent à 1970, date de la dernière révision des bases de taxe d’habitation. En 1992, les chercheurs croyaient avoir trouvé la solution, en préconisant la « taxe départementale sur le revenu ». Mais les autorités sanitaires avaient reculé devant le mécontentement – déjà ! – des patients qui refusaient un vaccin supplémentaire. Un comble, alors que c’est pour leur bien !  Aujourd’hui, le vaccin sera inoculé à 80% de la population, avant d’envisager un traitement radical pour 100% des patients, à l’horizon 2020. Avec la suppression pure et simple de la taxe d’habitation.

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