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Les métropoles, un atout pour doper l’économie

18 décembre 2013 | 0 commentaire
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Laurent CERINO/REA
Ville, immeubles d’habitation, immeubles de bureaux, tour du credit Lyonnais, tour Oxygene, silhouettte de touristes3eme arrondissement de Lyon

Ce nouveau statut doit permettre aux plus grandes agglomérations de mieux répondre aux attentes de leurs habitants en matière de logement, de transports, et d’être plus attractives sur le plan économique. Il crée aussi une couche de plus dans le « millefeuille territorial », regrettent ses détracteurs.
L’enjeu de la création de ces nouvelles entités est avant tout économique, dans un contexte de concurrence mondialisée.
Doter les plus grandes agglomérations françaises des moyens de jouer dans la cour des grandes métropoles européennes: c’est l’ambition du premier volet du projet de loi de décentralisation qui doit être adopté aujourd’hui au Parlement. Il aura fallu soixante ans pour que le rêve de la Datar (Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale) d’en finir avec « Paris et le désert français » se réalise. « 60 % de la population réside dans une aire urbaine de plus de 100 000 habitants et on assiste à un rééquilibrage progressif entre Paris et de grandes note le projet de loi. métropoles régionales », Si l’existence de grandes zones urbaines dépassant les frontières des grandes villes et de leurs banlieues est depuis longtemps une réalité pour les habitants, cela ne s’était pas traduit sur le plan de la gouvernance. Elles restaient à l’étroit dans leur cadre institutionnel de communautés urbaines, qui remonte à 1966. « Il fallait doter ces territoires, qui se caractérisent à la fois par une forte densité urbaine, une concentration importante d’entreprises et de grands équipements 2/ 2 explique Olivier Dussopt (PS), d’infrastructures, d’un statut législatif adapté à la réalité de leur fonctionnement »,rapporteur de la loi. L’Allemagne l’a bien compris qui a créé depuis quelques années sur ce modèle des groupements urbains à Saarbruck ou Francfort.

« un échelon de plus »
L’enjeu est avant tout économique. Car ces territoires représentent les , « lieux essentiels de la croissance française » estime la Datar. « Nous ne sommes plus dans une question d’aménagement du territoire, mais de développement et confirme-t-on à l’Association des maires des grandes villes de France, où l’on même de redressement économique », souligne que la production de richesses y est désormais supérieure à leur poids démographique. Il manquait juste à ces ensembles urbains « d’affirmer encore plus leurs fonctions économiques, afin de mieux s’intégrer dans la compétition des , estime le gouvernement. villes européennes » La création de métropoles était déjà inscrite dans la réforme territoriale de 2010, mais, comme elle reposait sur le volontariat, constate Olivier Dussopt. Sur les huit grandes agglomérations « elle a connu un échec presque complet », susceptibles d’être concernées, une seule a opté pour ce statut: Nice Côte d’Azur. Cette fois, la transformation va revêtir un caractère automatique. Onze agglomérations seront concernées. Elles bénéficieront de compétences élargies en matière d’urbanisme, de logement, de transports, de protection de l’environnement, d’innovation et de développement économique.
Certains regrettent cependant que ces nouvelles structures rendent encore plus complexe l’organisation territoriale. « On juge Jean-Luc Bœuf, directeur ajoute un échelon de plus, alors que, sur le fond, cela ne va pas changer grand-chose », des collectivités territoriales chez Bull. Sans compter que les statuts particuliers accordés à Paris, Lyon et Marseille sont le plus souvent le résultat de compromis avec des élus locaux qui redoutent de voir leurs pouvoirs se diluer et que ces nouvelles entités vont se retrouver en concurrence directes avec les régions. explique « Le fait métropolitain existe déjà, le rapporteurde la loi. Il s’agit de le reconnaître et de le sécuriser, afin d’améliorer le service rendu aux habitants. »

Ce que dit la loi
Sont transformées en métropoles les intercommunalités (communautés urbaines ou communautés d’agglomérations) qui constituent un ensemble de plus de 400 000 habitants, soit situé dans une aire urbaine de plus de 650 000 habitants, soit comprenant le chef-lieu de la région.
Onze agglomérations sont ainsi concernées: Toulouse, Lille, Bordeaux, Nice, Nantes, Strasbourg, Grenoble, Rennes, Rouen, Montpellier et Brest.
La métropole exerce les compétences de la commune en matière d’aménagement urbain (dont la définition du plan local d’urbanisme), de développement économique social et culturel, d’habitat, de politique de la ville, de gestion des services collectifs (assainissement, eau, incendie…) et de protection de l’environnement (gestion des déchets, lutte contre la pollution de l’air…).
La métropole peut, si elle en fait la demande, exercer par délégation certaines compétences de l’État (aides à la pierre ou mise en œuvre du droit au logement opposable), du département (action sociale, gestion des collèges et de certaines routes) ou de la région (développement économique et gestion des lycées).

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