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Les municipales en France de 1995 à aujourd’hui

4 février 2014 | 0 commentaire

Suite de la série « les élections municipales en France de 1947 à nos jours », avec le dernier épisode, relatif aux scrutins locaux de 1995, 2001 et 2008, marqués par la progression du Front National, les progrès de la parité  – imposée – et la montée de l’abstention.

1995. Progression de la droite modérée et gains du Front national. La date du scrutin de 1995 a été repoussée en juin afin qu’il n’y ait pas interférence avec l’élection présidentielle du printemps qui a vu la victoire de Jacques Chirac. On enregistre une légère progression de la droite modérée bien qu’elle perde quelques arrondissements de Paris et de Lyon au profit de la gauche. Les scores du Front national lui permettent de se maintenir au second tour dans un nombre important de villes et de gagner trois municipalités (Toulon, Marignane et Orange) à l’issue du second tour. Raymond Barre devient maire de Lyon.

2001. Abstention record et victoire de la gauche à Paris et à Lyon. Les élections municipales des 11 et 18 mars 2001 se caractérisent par un taux d’abstention record depuis la Libération. La droite parlementaire enregistre une nette progression sur l’ensemble du territoire. En effet parmi les villes de plus 30 000 habitants, Strasbourg, Rouen, Orléans, Blois basculent à droite. En revanche la gauche plurielle subit un net revers et perd 23 municipalités de plus 30 000 habitants. Elle obtient toutefois deux succès notables à Paris (Bertrand Delanoe) et Lyon (Gérard Collomb) où elle bénéficie des divisions de la droite. Le Parti communiste perd plusieurs de ses bastions (La Ciotat, La Seyne, Sète, Dieppe et Nîmes) qui ne sont pas compensés par les quelques gains obtenus (Sevran, Arles). L’extrême droite conserve les trois villes conquises en 1995 (Toulon, Marignane et Orange) mais perd son rôle décisif dans l’arbitrage de certains ballotages.

2008. Scrutin décalé d’un an, parité renforcée et victoire de la gauche. Initialement programmées en 2007, les élections municipales françaises ont été reportées en 2008 pour ne pas surcharger un calendrier électoral qui prévoyait six échéances en une année. Les élections ont lieu les9 et 16 mars 2008. Pour ces élections, et dans les communes de 3500 habitants et plus, la liste des candidats est composée alternativement d’un candidat de chaque sexe. En outre, il a été introduit la parité dans les fonctions d’adjoints au maire. Avant le scrutin de 2008, la droite détenait 21 villes de plus de 100 000 habitants sur 37. Au soir du 16 mars, elle n’en dirigeait plus que 12. Six femmes dirigent désormais des villes de plus de 100 000 habitants (à Montpellier, Lille, Aix-en-Provence, Reims, Rouen et Montreuil), alors que quatre femmes avaient été élues en 2001 (à Strasbourg, Lille, Caen et Aix-en-Provence). Bertrand Delanoe est réélu à Paris. François Bayrou est battu à Pau.

 

 

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