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Mensonge d’une nuit d’été

14 mai 2018 | 0 commentaire
« J’expire » dit le roi Tax, du royaume d’Abitation. Son frère Tax Foncier, dit le bâti, s’apprête à monter sur le trône. Mais son neveu va-t-il simuler la folie pour revenir à la juste valeur des choses, c’est-à-dire une taxation juste, négociée et acceptée ? Tel est le scénario de la pièce inédite qui serait proposée cette année, en ouverture du festival d’Avignon par Gérald Philippe. Pas Gérard Philipe, vous avez bien lu.

Supprimer. Avec la fin de la taxe d’habitation, le problème est aussi simple que celui des épreuves de feu le certificat d’études : quelle est l’équation qui permet de trouver d’un côté 26 milliards tout en les supprimant, de l’autre, mais sans créer de nouvelle(s) taxe(s) ? À part la création ex nihilo et la génération spontanée, on a du mal à voir. Vous séchez ? Nous on a trouvé ! C’est l’Etat kiladi. Comment ça ? Une partie de la somme se trouve dans la « trajectoire des finances publiques » et l’autre dans les « économies à réaliser ». Reste juste à trouver dans son porte monnaie de la « trajectoire de finances publiques ».
Faire payer. Suite de l’épreuve. Pour rendre au bloc communal, formé des communes et des intercommunalites, les 26 milliards que ne paieront plus les contribuables, comment fait-on ? On pourrait leur donner l’argent de la taxe sur le foncier bâti qui vient pour partie des départements augmentée d’une « attribution de compensation ». C’est quoi ça ? C’est le mot pudique pour dire qu’on va aller le prendre chez quelqu’un d’autre. mais chez qui ? Libre à vous de le trouver.
Centraliser. Le bonus de l’épreuve de maths. Le maître d’école a décidé d’attribuer un bonus à ceux qui répondent à la question : quelle ressource retirer aux départements pour les assécher petit à petit ? La bonne réponse est : les droits de mutation. En voilà une bonne ressource bien dynamique que l’Etat veut recentraliser. Pour redonner à la place aux départements quelques arpents de neige (fiscale) nationale…
Les zélus se précipitent pour réserver leur place et on nous indique que le standard des réservations pour Avignon explose. Si les cris d’orfraie s’amplifiaient à l’issue des représentations, ce qu’à Dieu ne plaise, on pourra toujours enterrer le « rapport à Bur ». Non, non, on n’a pas parlé du site nucléaire éponyme. Enfin ! Mais plus prosaïquement, du rapport qui vient d’être remis aux plus hautes zautorités.

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