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Prélèvement à la source : la réforme qui fait pschitt…

4 août 2016 | 0 commentaire

Le prélèvement à la source ? C’est simple comme une eau minérale. Alors que le gouvernement  met la pression sur ce projet, regardons en les conséquences dans les territoires, à partir de quelques publicités de célèbres eaux telles que Vittel, Badoit et Perrier. Tant que le projet ne fait pas pschitt…

Vittel : Time to move. L’administration doit se mo-der-ni-ser. En prélevant à la source l’impôt sur le revenu. Bon d’accord, l’Etat n’ose pas proposer à Bercy d’utiliser le logiciel Louvois, vous savez celui de la paie des militaires et qui a coûté plusieurs centaines de millions d’euros avant d’être abandonné. Non, il a trouvé mieux : ce sont les employeurs qui vont faire le boulot.

Badoit : le labyrinthe. Les employeurs publics et privés vont devoir mettre en place la réforme. Du côté de la communication gouvernementale, on présente la réforme comme une simple ligne sur la feuille de paie. Il va « juste » falloir paramétrer des centaines de milliers d’entreprises et des dizaines de milliers de collectivités. Qui va le faire ? Les directions des ressources humaines.

Perrier : Extraordinaire. Cette réforme donne le sentiment d’une avancée extraordinaire de bon sens, de simplicité et de cadeau. Et en plus avec une année sans impôt ! Vous avez bien lu. Vous paierez en 2017 les impôts sur les revenus 2016. En 2018, ce sera prélevé sur les feuilles de paie de 2018. Oubliée 2017… Le MEDEF et l’association des maires de France vont manifester ensemble.

Il a bien sûr suffi qu’un ministre annonce que la réforme était irréversible pour réveiller l’opposition. En fiscalité, le mot « irréversible » doit toutefois se prononcer avec circonspection. Un petit rappel historique l’atteste. En 1992, la substitution des impôts départementaux par une partie de l’impôt sur le revenu était votée. Les rôles étaient calculés. Les feuilles étaient même prêtes. Jusqu à ce que le président de la République en personne revienne sur la réforme. Retour au statu quo

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