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Présidentielle et territoires

3 janvier 2017 | 0 commentaire

A l’approche de l’élection présidentielle française du printemps 2017, groupes de réflexion, clubs, partis, citoyens fourbissent leurs arguments alors que les candidats se préparent. Ils rédigent notes et propositions, qui pour interpeler les candidats, qui pour leur proposer des « mesures » à adopter, une fois passé le temps de l’élection, forcément durant les cent premiers jours. Le monde territorial n’y échappe pas. Formé des communes, intercommunalités, départements et régions, il représente un peu plus du dixième de la richesse redistribuée chaque année en France.

Sensibilité. La sensibilité de tout candidat aux questions territoriales est également exacerbée en ce sens que les prétendants doivent solliciter les nécessaires parrainages auprès des élus, en vue de valider leur présentation à l’élection. On attendait en 2012 un élan décentralisateur. Il devait passer par l’abrogation du conseiller territorial, appelé à siéger à la fois au département et à la région, par la suppression du département, qualifié de rétrograde et passéiste.

Réformes. Avec le quinquennat qui s’achève, le monde territorial a connu des réformes, avec une nouvelle carte des régions, la naissance de la métropole du Grand Paris, la diminution du nombre des intercommunalités, la forte baisse des dotations aux collectivités, le recours aux consultations locales. Mais a-t-on simplifié notre millefeuille ? Pas vraiment. On se retrouve avec des lois touffues, des répartitions non clarifiées des compétences, des concertations incessantes et des dépenses supplémentaires générées par les réformes… On parle des compétences économiques pour les régions ? Voilà les métropoles qui crient au dessaisissement. On transfère une compétence aux régions ? Et les prélèvements obligatoires augmentent.

Principes essentiels. Et si l’on revenait aux trois principes essentiels de la décentralisation, à savoir un territoire, des compétences et des moyens exercés avec clarté et visibilité ? Plaçons-nous dès lors sous l’angle du quarteron. Vous savez, cet être qui sommeille en chacune et chacun d’entre nous et qui est tour à tour contribuable, usager, électeur ou citoyen. Demandons-nous collectivement ce que nous souhaitons vraiment et que les pouvoirs publics peuvent ou doivent proposer à ce quarteron. Dans ces conditions, les querelles byzantines sur les compétences départementales, régionales importent peu. Car la décentralisation n’est pas une fin en soi : elle doit être au service des habitants dans les territoires. Quelles seraient les mesures qu’il conviendrait de prendre, sitôt le nouveau président élu ? Aussi est-il proposé de partir des questions essentielles qui se posent dans les territoires. Ces questions sont simples et concrètes. Concernant la vie de tout un chacun, elles sont destinées aux candidats.

 

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