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RCS

2 août 2019 | 0 commentaire
Googleplex, de notre envoyé spécial. Le RCS est en cours de déploiement. Mais qu’est ce donc ? Un protocole pour suivre les primaires américaines ? Transposable donc chez les cousins frenchies par quelques tweets bien sentis ? Que nenni. Il s’agit du rich communication service (RCS), conçu pour remplacer le SMS ou short message service, qui serait bien trop basique. Suivez nous dans les déclinaisons françaises du RCS…

RCS comme… réforme des communes et du Sénat. Ce dernier ne va pas sans les premières. Et réciproquement. Il faut dire que, depuis les débuts de la IIIeme République, la question du Sénat agite les plus hautes sphères, étant un organe essentiel pour faire passer les réformes. Les républicains – dits opportunistes – n’hésiterent pas à l’époque à inclure au Sénat 75 sièges…inamovibles pour faire voter les lois constitutionnelles de 1875. C’est sûr que la carotte marche parfois mieux que le bâton… Comme le corps électoral sénatorial est formé très majoritairement de conseillers municipaux, on comprend aisément l’attention portée aujourd’hui au renouvellement sénatorial qui suivra de quelques mois les élections municipales du printemps 2020.
RCS comme… registre du commerce (électoral) et des sociétés (en marche). Il faut tenir ses registres ! Les zélus en campagne vont devoir choisir un mandataire financier, ouvrir un compte de campagne et, dès les villes moyennes, trouver un local adéquat. Quant aux actions de communication, notamment pour les maires sortants, elles doivent pour les derniers mois s’inscrire dans la continuité de celles conduites les cinq premières années du mandat. Au risque de subir les foudres du juge de l’élection, autrement plus douloureuses que celles du palmipède pointant, chaque mercredi, les lauréats du concours « ma binette partout » de quelques zélus (un peu) gourmands en clichés sur leur magazine local.
RCS comme régiment de commandement et de soutien. Bon d’accord, on vous parle d’une époque révolue, celle où les unités disposaient de régiments dédiés pour que « l’intendance suive » plus aisément, afin de faciliter la manoeuvre des commandos Hébert. A l’heure des bases de défense, les candidats vont certes se replier sur leurs bases mais surtout élargir leurs soutiens. Éternelle question électorale à laquelle les électeurs répondront en temps et en heure. Avec ou sans participation ? Encore une inconnue du scrutin.

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