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Restos du choeur

4 septembre 2017 | 0 commentaire

Imagine-t-on les restos du cœur « mis en examen » de la baisse des aides aux collectivités locales à travers les contrats aidés ? Et bien si justement ! C’est ce qui vient de se passer à Grenoble. En médiatisant très récemment les conséquences de la fin des contrats aidés, les restos du cœur de Grenoble contraignent le gouvernement à réagir.
Chœur de l’emploi. Depuis des décennies, les emplois aidés sont au cœur d’un contrat implicite entre l’Etat, responsable de la politique de l’emploi, et les collectivités locales : en contrepartie d’une baisse des charges et du financement d’une partie du coût de l’emploi, communes, départements, régions et intercommunalités peuvent recruter qui des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM), qui des assistants administratifs, qui des animateurs dans les centres de loisirs. Avec en ligne de mire la volonté, pour l’Etat, de baisser le chômage et, pour les collectivités, de remplir des missions au bénéfice des usagers.
Chœur des pleureuses. Ce que les collectivités dénoncent est l’absence totale de concertation de l’Etat qui, au plus haut niveau, parle de contrats, de pactes, de confiance et qui, sur le terrain, supprime des centaines de milliers de contrats aidés. Car la transformation des contrats aidés en contrats normaux se traduit par des surcoûts importants. Oh naturellement, à chaque montée au créneau d’un acteur, le gouvernement assure que, bien évidemment, ce secteur est prioritaire et qu’il ne saurait être concerné par cette mesure. Il en a été ainsi pour les assistants de vie scolaire (AVS), pour l’outre-mer… La réalité est plus nuancée.
Cœur du calcul. Et si le malentendu venait d’une erreur de calcul de ce début de quinquennat ? En effet, le financement de la baisse de la taxe d’habitation se chiffre en milliards d’euros. Il nécessite pour l’Etat de baisser toutes les composantes de ses interventions locales (investissements, contrats aidés…) qui, cumulées, ne représenteraient à ce stade que moins de 10% du coût de la réforme de la TH. En résumé, un mécontentement des élus sans que le contribuable (local) ne soit forcément reconnaissant. Les élections sénatoriales ne marqueront bien sûr pas la fin du match mais un état des lieux actualisé des forces en présence.

 

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