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25/9/2011 : Résultats des élections sénatoriales

28 septembre 2011 | 0 commentaire

Quarteron.
En termes électoraux, le vote des « grands électeurs » lors du scrutin sénatorial du 25 septembre 2011 est la traduction politique des élections municipales (2008), cantonales (2008 et 2011) et régionales (2010). Mais cela n’explique pas tout !
En termes sociologiques, les grands électeurs sont dans les territoires, et à leur écrasante majorité, des maires, des conseillers municipaux – ainsi que leurs délégués pour les plus grandes villes. Ils sont donc à l’écoute du quarteron. Qu’est-ce que ce quarteron ? C’est cet ensemble constitué d’habitants qui sont, tour à tour, ou successivement, des citoyens, des contribuables, des usagers des services publics et des électeurs. C’est donc chacune et chacun d’entre nous, à différents moments de notre vie de tous les jours.

Référent.
« Palpeurs » de l’état d’esprit d’une population qui a fortement évolué ces trente dernières années, les « grands électeurs » ont assisté sur le terrain aux changements puis aux demandes, aux critiques et aussi aux revendications de ce quarteron. Les symboles ne se mesurent donc pas seulement à l’aune de leur coût.
Notre société actuelle est ouverte, désenchantée et désacralisée. Dans ces conditions, et au-delà de la critique récurrente sur le trop grand nombre de communes, les élus locaux et donc les grands électeurs qui votent pour les sénateurs, sont et demeurent ces référents, ces points fixes pour des habitants qui ont vu petit à petit s’étioler ou disparaître les entreprises puis, plus récemment les services publics. Le quarteron s’est tourné vers ces élus locaux et ces derniers ont traduit dans leur vote cette attente et ces critiques.

Renouveau.
N’oublions pas que la Chambre Haute fut un farouche opposant au projet de loi sur la décentralisation de l’été 1981. Les débats parlementaires de l’époque y montrent un Sénat résolument hostile aux libertés locales !
Près de 30 ans plus tard, le Sénat a profondément renouvelé ses méthodes de travail. De commissions (Belot sur la décentralisation) en débats (à l’occasion de Xinthia), il a su mettre en exergue un travail de fond sur la nécessaire construction équilibrée entre l’Etat et ses territoires, au rebours d’une vision fractale, partisane et simpliste. Dans les territoires, le rôle d’intermédiaire du Sénat est bien éloigné des « délices » de la procédure du parlementarisme rationalisé qui donne à l’Assemblée Nationale le dernier mot.

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