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the revenant ou les poles de competitivite

9 mars 2016 | 0 commentaire

Tiens tiens… On les aurait presque oubliés. Mais qui donc ?  Les pôles de compétitivité. Il aura fallu une intervention du ministre de l’économie lors de la « journée nationale » du 4 mars dernier. Ce jour-là, ont été additionnés des centaines d’actions de formation, des milliers de projets « collaboratifs » (forcément !)  et des milliards d’euros. A l’heure de l’oscarisation de Leonardo di Caprio, utilisons quelques-uns des titres de film dans lesquels l’acteur s’est illustré.

Titanic (ne pas finir comme le). Le discours officiel sur les pôles de compétitivité est lisse comme un papier glacé de magazine de luxe. Précisons qu’un pôle « rassemble sur un territoire bien identifié et sur une thématique ciblée, des entreprises, petites et grandes, des laboratoires de recherche et des établissements de formation ». Les pôles ont « soutenu la création d’emplois dans les territoires ». Ils ont « ouvert aux PME les démarches de recherche et de développement ». L’Etat y « affirme ses priorités stratégiques nationales ».  C’est sûr qu’avec 71 pôles labellisés, on n’a aucun mal à « lire » la « stratégie » ! Le ministre a tout de même concédé un effort à faire en termes de « lisibilité ».

Attrape-moi si tu peux (les subventions publiques). Le ministre a annoncé le lancement de deux évaluations, l’une sur les « performances individuelles » de chacun des pôles et l’autre sur la politique des pôles. En termes d’économie de la dépense publique, on peut se demander si une seule évaluation ne suffirait pas. Mais soyons rassurés. En effet, le ministre a indiqué que les évaluations ne déboucheront pas sur vague de « délabellisation ». N’est-ce pas étonnant de conduire une évaluation  en indiquant d’entrée qu’il n’y aura pas de remise en cause ?

Mensonges d’Etat. L’Etat central répète à satiété que ce sont les régions qui sont « la » collectivité de référence en matière d’économie. Mais dans les territoires, ce discours cède le pas au colbertisme le plus appuyé !  C’est peut-être pour cela que le ministre demande de fonctionner avec des procédures « plus proches du terrain »… Pas étonnant lorsque l’on voit que les effets positifs mis en avant par les pouvoirs publics relèvent justement des compétences des régions, notamment en matière de formation et d’emploi ! Allez, encore quelques décennies et les régions prendront leur envol.

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