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SPQR

7 décembre 2016 | 0 commentaire

Réforme des régions. Suppression d’un échelon territorial. Forte baisse du nombre de sénateurs. Non non, nous ne sommes pas en France mais de l’autre côté des Alpes où Matteo Renzi, le chef du gouvernement de centre droit, vient de perdre le référendum institutionnel de grande ampleur qu’il avait initié. En quelque sorte, une version actualisée du Sénat et du peuple romain…

Pouvoir régional. Le texte soumis au corps électoral italien prévoyait de… diminuer les compétences des régions et de supprimer un échelon territorial ! Ce qui, reconnaissons-le, ne semble pas dans l’air du temps au regard de nos critères hexagonaux. Mais attention, les régions auraient gardé un pouvoir exclusif, notamment en matière de santé, d’éducation. Excusez du peu ! On est donc bien loin de nos querelles cisalpines sur une « possibilité éventuelle » de dévolution d’une fraction de pouvoir… L’échelon des provinces, équivalents des départements français, devait également disparaître.

Pouvoir citoyen. Le texte prévoyait un renforcement du pouvoir citoyen. Avec l’obligation de présenter et de faire voter un projet de loi à condition que la pétition citoyenne ait recueilli 150000 signatures a minima.

Pouvoirs du Sénat. L’Italie fonctionne actuellement selon le principe du bicamérisme total. En effet, les deux chambres sont dotées exactement des mêmes pouvoirs. La réforme prévoyait de retirer certains pouvoirs au Sénat. Ses pouvoirs auraient été réduits de manière considérable: il n’aurait plus voté la confiance au gouvernement et ne se serait prononcé que sur les lois constitutionnelles, les référendums, la participation de l’Italie à l’Union européenne ou encore la protection des minorités linguistiques. Le nombre de sénateurs devait passer de 315 à 100. Ils auraient été les représentants désignés des régions.

Comme quoi, la formule latine senatus populusque romanus, le Sénat et le peuple romain, davantage connue dans les livres d’histoire avec l’abréviation SPQR reste parfaitement d’actualité… Quant au référendum, il reste un outil toujours aussi délicat à manier.

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