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Supprimons les elections departementales

18 mars 2015 | 0 commentaire

Soyons audacieux en cette veille des élections départementales et supprimons les élections départementales. En effet, l’abstention s’annonce massive. Les enjeux nationaux l’emportent sur les compétences du département et depuis les années 1970, aucune élection intermédiaire n’a été gagnée par le pouvoir en place. Il est donc temps de changer d’approche : faisons siéger au département les représentants des intercommunalités. On supprimera de ce fait les élections sans déni de démocratie.

Audace. Dans le cadre d’une réforme territoriale tout autant ambitieuse pour l’avenir que permettant à la société de garder des repères, le département doit se renouveler. Faisons donc du «département-collectivité» le représentant des intercommunalités, puisque le territoire national est désormais intégralement couvert en établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Cette réforme est simple à souhait. Elle ne coûterait en plus strictement rien. Elle alignerait de ce fait les mandats puisque le même jour seraient désignés pour six ans les conseillers municipaux, les conseillers communautaires et de facto ceux siégeant au département. Cette réforme serait également parfaitement compatible avec la montée en puissance des métropoles.

Phénix. La vie économique et sociale continue d‘être largement organisée autour du département, qu’on le déplore ou que l’on s’en félicite. La suppression du département, maintes fois annoncée, y compris par les plus hautes autorités de l’Etat, représente peut-être un joli coup mais… elle a un coût financier que les finances de la Nation ne peuvent supporter en l’état. Car ne rêvons pas sur les supposées économies que représenteraient tels ou tels regroupements. L’histoire administrative récente est riche – sic! – en structures nouvellement créées ou à être mises en place au nom de la simplification. Que l’on songe à l’intercommunalité où l’on est passé de deux types de structures dans les années 1960 à presque dix aujourd’hui.

Logique. Ce qui pose difficulté, ce n’est pas les compétences du département en tant que collectivité’institution de représentation mais en tant que collectivité locale. Rappelons en effet que l’invention du département répond à une logique d’organisation, à une logique militaire et d’ordre public. Mais surtout ce nouvel échelon a permis de disposer d’un cadre aux frontières précises. Le préfet en assure l’exécutif et les grades compétences sont l’action sociale, par le biais de « DDASS », les routes, grâce aux « DDE », et les collèges.

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