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Télé-achat

30 mai 2018 | 0 commentaire

L’achat des droits TV pour la retransmission des matchs de foot. Quel rapport avec  le monde local ? Oh pas grand-chose… Juste que 14 des 19 équipes de foot de ligue 1 de la saison finissante ont leur siège dans une « métropole », au sens de la loi française (sans compter Monaco). Allez, suivez le match (financier) en hommage à Pierre Bellemare, avec quelques-unes de ses émissions phare.

La chasse aux trésors. C’est peu dire que les droits TV pour la retransmission des matchs de foot ont explosé ces dernières décennies. Mais d’ailleurs, les montants ont-ils vraiment de l’importance ? Tellement il semble difficile de mettre en perspective ces chiffres. Bon prince, on vous donne un indice. La somme en jeu permet de financer 300 collèges. Ou 1000 écoles primaires. Ou 1000 kilomètres de 2×2 voies. C’est votre choix.

La tête et les jambes. Le mot de « complexité » est très à la mode. Mais dans le cas présent, c’est particulièrement simple. Après avoir valsé avec les milliards (des droits), il va falloir jongler avec les millions d’euros. Ceux des réaménagements (des stades). Avec les centaines de milliers d’euros (des aménagements des abords). Des milliers d’euros (de la sécurité à chaque match). Des centaines d’euros (du barriérage régulier). Des dizaines d’euros (prix de la place acquise par certaines collectivités pour inviter). Et là, kicékipaie ? Ben les collectivités locales, voyons.  Bon, on vous fait cadeau des euros. Ceux du hot-dog et de la bière, dont les résidus seront ramassés tard dans la nuit… par les équipes de l’intercommunalité, après le match et à la vitesse du fini-parti.

Histoires extraordinaires. Pendant ce temps-là, les supporters (bénévoles) pourront continuer à tartiner les sandwiches pour les rencontres de troisième zone. Histoire de financer les voyages en car pour affronter en soixante-quatrième de finale de la coupe de France les vaillants maillots (délavés) du Sporting club de Pinpin-les-oies. Mais sans (trop) vendre de boissons alcoolisées. Au risque de se voir attirer les foudres de la mairie et de la préfecture pour les autorisations d’ouverture (temporaire) des débits de boisson…

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