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Un pont trop loin

19 mars 2018 | 0 commentaire

Le drame du pont de Miami. Et en France, qu’en est-il de la sécurité des ponts ? A Miami, plusieurs morts suite à l’effondrement d’un pont piétonnier flambant neuf, non encore ouvert au public, enjambant une autoroute. Dans l’hexagone, avec 266.000 ponts routiers, les questions de sécurité peuvent se poser, qu’elles soient liées à l’entretien d’ouvrages vétustes ou à la vérification de normes récentes lorsqu’il s’agit de construction.  Arrêt en plein milieu du pont.

Le pont de la rivière Kwaï  ou qu’est-ce qu’un pont ? Il s’agit d’un ouvrage permettant à une voie de circulation de franchir, soit un obstacle naturel, soit une autre voie de circulation. Suivant la nature de la voie portée, on distingue : pont-route, pont-rail, pont-canal. Cette appellation est réservée aux ouvrages qui ont plus de 2 mètres d’ouverture. Les ouvrages plus petits sont en général des ouvrages hydrauliques en forme de buses.

Les amants du pont neuf ou qui aime entretenir les ponts ? Le patrimoine des 266000 ponts routiers se répartit entre l’Etat (21000 ouvrages, soit 8%), les communes (120000 ponts, soit 45%) et les départements (125000 ouvrages, soit un peu moins de la moitié des ponts). Le dernier effondrement de pont de taille significative remonte à 1978 : à Tours, les arches du pont Wilson, construit au XVIIIème siècle, d’une longueur de 434 mètres, s’effondrèrent. Aucune victime ne fut à déplorer. La reconstruction du pont fut achevée quatre ans plus tard.

Le pont des espions ou qui est chargé de la surveillance ? La réponse est simple : le gestionnaire du pont. Pas de problème en apparence, tout du moins pour l’Etat et les départements. En revanche, pour les communes, notamment les petites, peut se poser une difficulté de moyens humains et financiers. L’Etat pourrait les aider, non ? Ben, plus maintenant. Ah bon, pourquoi ? Parce que, depuis la loi de finances de 2014, l’Etat a supprimé son « assistance technique (…) pour des raisons de solidarité et d’aménagement du territoire », mieux connue sous le terme « ATESAT ». Naturellement, cette suppression a suscité en son temps l’inquiétude des zélus. Mais, en même temps, tant qu’il n’y a pas d’effondrement de pont…Et puis, rassurez-vous, les communes peuvent se tourner vers les départements, au titre de l’aide aux communes.

 

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