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Un quarteron de candidats en campagne…

21 avril 2017 | 0 commentaire

22 avril 2061. A l’occasion du centième anniversaire du putsch des généraux d’Alger, on a retrouvé dans les archives départementales d’un conseil départemental la trame d’un discours du général de Gaulle. Les historiens pensaient tout d’abord qu’il s’agissait de celui écrit en réaction aux généraux félons. Mais en réalité, il s’agit de tout autre chose. A la veille du premier tour de l’élection présidentielle, on serait donc en pleine anticipation rétrospective ? Lisez plutôt…

Les craintes et les mythes. Un pouvoir territorial s’est établi en France en quelques années par une série de réformes législatives incompréhensibles pour le citoyen. Les coupables de ces réformes ont exploité la passion des citoyens pour une simplification à outrance. Dans certaines unités administratives spécialisées, ces réformes ont recueilli l’adhésion enflammée d’une partie des contribuables qu’égarent les craintes et les mythes, l’impuissance des responsables submergés par la baisse des dépenses publiques.
Les supplétifs d’un Etat impécunieux. Ce pouvoir a une apparence : un quarteron de candidats en campagne. Il a une réalité : des groupes de think tank et de sondeurs, partisans, ambitieux et approximatifs. Ce quarteron possède un savoir-faire limité à l’horizon de la grandeur passée de la France. Car l’immense effort de redressement de la France, nécessaire, entamé depuis le fond de la crise de 2008, doit être poursuivi jusqu’à ce qu’en dépit de tout, la victoire devienne possible. Celle d’une France indivisible, dans une République apaisée, qui arrête de considérer les collectivités locales comme les supplétifs d’un État impécunieux.
Redresser la barre dans les territoires. Au nom de la France, j’ordonne que tous les moyens, je dis tous les moyens, soient employés pour redresser la barre, partout dans les territoires. J’interdis à tout Français de rentrer dans les considérations de la complexité. L’argument suivant lequel il faudrait accomplir des réformes par des textes illisibles et inapplicables dans les territoires n’est plus acceptable. Devant le malheur qui plane sur les territoires de la République, j’ai décidé de laisser vivre les territoires en mettant vraiment en application le principe de subsidiarité. Non, Paris ne décidera plus de ce qui doit se passer à Marseille ou ailleurs !

 

 

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