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2019 dans le rétroviseur (1)

16 décembre 2019 | 0 commentaire

Rendre compte en quelques phrases d’une année dans les territoires, avec ses très riches heures. Avant la trêve des trains, euh des confiseurs, retour en quatre épisodes sur l’année 2019. Aujourd’hui, le premier trimestre, qui nous conduit du grand débat au statut des aéroports parisiens, en passant par l’attirance de la province pour Paris.

Janvier : Le grand débat, 25 ans déjà !

Un grand débat pour tout recommencer ? Point n’est besoin de remonter à 1789, révolution bourgeoise qui renforce Paris ? Direction 1993 et de l’idée de Charles Pasqua de « lancer un grand débat au niveau local de façon à prendre le pouls de la population au travers de ses élus locaux ». Cette année-là, le bébête show régale la France avec coups de poignard et grands chambellans. Il faut réduire la fracture entre une France des agglomérations pléthoriques et une France. La charte nationale du territoire, censée refonder le pacte républicain, tombera dans les oubliettes de l’été meurtrier de l’affrontement entre le vassal et le suzerain…

Février : un aller simple pour Paris

Le jour de l’annonce de l’arrêt de la construction de l’Airbus A 380, un poids lourd de la vie politique française s’envole pour le Conseil constitutionnel. Le dernier avatar du jeu complexe entre Paris et la province ? Mais Paris attire toujours, même pour moins qu’une seconde place. Cette attirance pour la capitale fait écho à la condescendance pour la province, lieu du vide et de l’ennui. De leur côté, les provinciaux décrient Paris comme une ville arrogante qui ne les comprend pas, avec ou sans gilet jaune. A l’approche des municipales, on observera avec gourmandise le nombre de candidats qui proclameront que, jamais ô grand jamais, ils ne brigueront une fonction à Paris si les zélecteurs et les zélectrices leur font confiance. Pour les croire, il suffit juste de regarder la composition des gouvernements en 2002, 2007, 2012 et 2017…

Mars : Y-a-t-il un pilote dans l’aéroport ?

Les aéroports gérés par Aéroports de Paris (ADP) sont les seuls grands aéroports dans lesquels les collectivités territoriales n’ont aucune participation. Allez, dégagez la piste pour un décollage du statut sans encombre. Entre L’État et les départements, le feuilleton tourne à l’amour haine. Souvenez-vous en effet. Ce quinquennat avait deux mois. Le centralisme remplaçait les discussions. La disparition des départements franciliens perçait sous les interventions martiales du chef de l’Etat. Toutefois, la récente entrée dans le capital de l’État néerlandais dans le groupe Air France-KLM aurait incité les départements franciliens à camper sur le tarmac, pour entrer dans les négociations. Ainsi, tels un commando des forces spéciales, les départements d’Ile-de-France sont candidats pour atterrir au capital du gestionnaire des aéroports parisiens ADP.

 

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