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Calendrier perpétuel

20 janvier 2020 | 0 commentaire
1964. 1992. 2020. Le calendrier des années bissextiles se reproduit à l’identique tous les 28 ans. Alors, regardons dans le rétroviseur avant de se tourner… vers 2048.

1964 : les préfets de région. 1964 ou un petit air de déjà vu puisque, cette année là, les JO se déroulent à…Tokyo ! Bien sûr, 1964 est aussi l’année du mythique mano a mano entre Jacques Anquetil et Raymond Poulidor, sur les pentes du Puy de Dôme. Mais, plus sérieusement, le décret du 14 mars 1964 relatif à l’organisation des services de l’Etat dans les circonscriptions d’action régionale (CAR) instaure les préfets de région. Sans création de postes de préfet puisque les préfets de région sont…les préfets des départements chefs chefs-lieux. En voilà une idée qu’elle est bonne. Les préfets avant les zélus régionaux. Bon, en même temps, c’est le principe de la déconcentration : « il s’agit du même marteau qui frappe (l’Etat) mais dont on a raccourci le manche », comme le disait l’un des ministres de Napoléon III.
1992 : les communautés de communes. JO de Barcelone ou  référendum sur le traité de Maastricht ? Camarade, choisis ton camp. Mais, dans les territoires, c’est l’année de la loi ATR. Attention, on n’a pas dit BTR, comme les véhicules de transport de troupes de l’Union Soviétique mais ATR pour « administration territoriale de la République ». Cette loi crée les communautés de communes (CC). Ces structures vont se transporter, euh se multiplier, pour atteindre 2000 au milieu des années 2010. Avant que la loi NOTRe de 2015 ne siffle la fin de l’illimited expansion des petites zinterco. Mission accomplie et, aujourd’hui, on ne compte plus que 1000 communautés de communes.
2048 : « Rien ne change jamais ? » On pourrait vous parler du jeu éponyme dont le but est de faire glisser des tuiles sur une grille pour combiner celles de mêmes valeurs et créer « la » tuile portant le nombre 2048. Mais on préfère vous emmener deux ans plus tôt, en 2046 donc. C’est le titre du film du coréen (du sud) Wong Kar Wai où passé, présent et futur se conjuguent dans un même espace-temps. Le narrateur désire quitter 2046, où il espérait retrouver son premier élu, euh son premier amour en réalité. Toutefois, dans cette dimension, rien ne change jamais et aucun de ses autres amours ne peut aboutir. Même celui des élections dans les territoires ? Attendez quelques semaines…

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