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Le château de ma maire

30 juin 2020 | 0 commentaire

Place de l’hôtel de ville. De notre envoyé spécial. Mais où donc ? Quelque part en France, comme dirait Depardon, dans l’une des 4810 mairies qui élira son maire après le second tour des municipales, dans quelques jours. Pour nous accompagner, quelques titres revisités, empruntés à un célèbre écrivain marseillais pour ses pièces de théâtre et autres romans aux accents de la Canebière. Un indice ? Il est décédé il y a presque 50 ans, l’année où le maire sortant de Marseille était conseiller municipal depuis déjà presque dix ans.

La gloire de mon pair. Non, non, il n’est pas question ici de la parité entre les sexes ! Mais bel et bien de la catégorie particulière dans laquelle rentrent les nouveaux impétrants, oints des saintes huiles du suffrage universel, même avec une participation de 35%. Nous voulons parler des zélus qui, du conseiller municipal de la commune (même pas nouvelle) de 217 habitants au maire de la commune de 500000 habitants appartiennent au même monde. Tels les honorables pairs de la chambre de la perfide Albion, ils vont former une caste à part. Plus tard, après un mandat, ils pourront s’exclamer, tels les grognards de la Grande Armée : « j’y étais ».

Le temps désamour. Dans un monde où les distances se raccourcissent, la lune de miel entre les électeurs et leurs zelus suit le même chemin. Vous serez à peine rentrés de vacances (si, si, c’est obligé d’en prendre pour re – lan – cer l’économie nationale) que votre journal favori de la presse quotidienne régionale (PQR pour les intimes) vous sommera de donner votre avis sur le bilan des 100 premiers jours du nouveau maire. Même si les questions posées ont trait à des compétences intercommunales ? Même si de début juillet à début octobre, il semble compliqué de prendre des mesures ? Bon, dites-moi, vous voulez faire encore baisser la participation en 2026 ?

La trilogie marseillaise. Allez, on oublie Marius, Fanny et César. Et on vous emmène chez Secteurs, Procurations et Arithmétique. Secteurs parce que la deuxième ville de France, déjà divisée en arrondissements, fonctionne pour les municipales en secteurs, deux fois moins nombreux et… non numérotés en continu. Procurations parce que, ici en Provence, on prend soin du bel âge, avec un croisement inédit de précisions entre le lieu des EHPAD, l’âge des résidents et les démarcheurs, euh les visiteurs, une fois tous les six ans. Arithmétique parce que, avec 39% des voix sur la ville, vous avez juste un peu plus de sièges que si vous aviez fait 29%. Partout ailleurs en France, vous seriez élu maire. Pas ici ! Eh, peuchère, tu tires (le bon numéro) ou tu pointes (les traîtres) ? Réponse samedi.

 

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