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Déjà les lauréats des prix 2020

21 mars 2020 | 0 commentaire

Depuis le restaurant (fermé) Chez Drouant. De notre envoyé spécial. Pour l’annonce, en même temps, des lauréats du prix Goncourt 2020 et de la palme d’Or du festival de Cannes 2020. Avouez que ça change un peu de ces nouvelles égrenées à longueur de journée sur le report ou l’annulation de Paris-Roubaix et autre Tour de France ! Suivez-nous donc dans les coulisses des jurys.

 

Prix Goncourt : le journal de mon confinement, aux éditions Galligrasseuil. Un peu sur le modèle d’Henri Barbusse, on attend « le feu » (vert) des éditeurs pour la publication de cette expérience personnelle, vécue par 65 millions d’habitants en France. La trame du roman a de quoi faire frémir. Après un exode massif, l’auteur a vécu l’enfer de l’angoisse à Paris-Montparnasse, le temps d’attendre un train pour fuir Paris, afin d’aller transmettre le virus à grande vitesse à Biarritz, La Baule ou Deauville. Et non sans s’être révolté au wagon bar (voiture 4 ou 14) à l’encontre des habitants des cités qui osent sortir le soir au pied des tours. Une fois sur place, un happening permanent nous emmène dans les interrogations relatives à la rédaction des menus et à la baisse du stock de confiture de coing. Et quel est l’auteur ? Dites-donc, dans 65 millions d’habitants, qu’est-ce que vous n’avez pas compris ?

Palme d’or à Cannes : le jour le plus long (dans une version inédite et totalement remasterisée). Le film retrace chronologiquement les événements du confinement, précédés des derniers préparatifs de la veille au soir, juste avant les élections municipales. Il présente les différents théâtres (ceux dans lesquels on pouvait se rendre encore la veille des élections) d’opérations. Du point de vue chinois, italien et même français, avec différentes catégories d’intervenants, le tout étant ponctué de nombreuses anecdotes véridiques.

Conférence de clôture du Congrès des maires 2020 : le retex (pour l’inévitable retour d’expérience). En clair et sans décodeur, la conférence pourrait s’appeler « zélus, nous n’étions pas prêts ». C’est sûr que, a posteriori, c’est toujours plus facile de se préparer. La table ronde sera constituée d’agents du service public. Il y sera question de « forces et faiblesses du service public que la crise a révélées » et des « enseignements à tirer », de la nécessité d’allier « solidarité et efficacité » mais « avec quels moyens supplémentaires ». En bref, il s’agira de « partager les bonnes expériences » et de « mettre en valeur les zélus qui tiennent bon ». Les maires, remparts de la République donc… Pas franchement nouveau, non ?

 

 

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