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Jul et les finances locales

1 septembre 2020 | 0 commentaire

Souvenez-vous. C’était l’année des JO de Séoul. La première cohabitation s’achevait. Le groupe « début de soirée » enchante alors les dance floor dans les territoires même si, à l’époque, on disait « province ». Quelques années plus tard, à l’été 2020, Jul vient de reprendre le titre et… chut… on monte le son car le rappeur marseillais nous parle en fait des finances locales, dans son album « d’or et de platine ».

« On a trouvé des sous dans ton check up. » Là, on peut dire que Jul a tout bon ! Il n’y a qu’à regarder ce qui se prépare pour les impôts de production, dont une partie bénéficie (encore) aux collectivités territoriales. Pile, le gouvernement annonce aux entreprises une nouvelle baisse de ces impôts. Face, les collectivités vont voir encore se rétrécir leurs marges de manœuvre. Après tout, il n’y en aurait que pour une dizaine de milliards. Par exemple, bon courage aux nouveaux zélus qui veulent rendre gratuit les transports en commun… avec un versement mobilité qui serait réduit à (presque) néant.

 « Je veux pas voir débouler les ennuis et la police. » Nouveaux zélus, attention ! Si vous pensez que vous pouvez éviter le contrôle de légalité, sachez que l’État regarde tout particulièrement la légalité de vos délibérations, surtout s’il vous prenait l’idée d’intervenir dans le champ (de compétences) de votre voisin. Et surtout, les pasdarans, euh pardon, les gardiens (de la révolution) des chambres régionales des comptes veillent au grain, quelques années après. Bon, après tout, ça peut vouloir dire lors du mandat suivant…

« Je fais gaffe avec qui je traîne jusqu’au bout de la nuit. »  Là, c’est sûr, le nouveau zélu version 2020 n’a pas tout à fait tort. On lui conseille prestement de jeter un œil sur les contraintes de la commande publique avant de répondre aux entreprises qui le solliciteraient que, « bien sûr », il fera jouer la « préférence locale » pour les attributions. En même temps, le respect de la réglementation peut conduire à ce que les piles d’un pont refait soient attribuées à une entreprise « étrangère », au nom du moins disant. Sympa quand on se rend compte de malfaçons lorsqu’on en est au tablier. Pas grave ! Il suffit de diligenter une mission de contrôle à l’autre bout de l‘Europe et laisser les assurances s’étriper joyeusement entre elles. Et pour traverser le pont ? Demain, dès l’aube…

 

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