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Le trou noir

7 octobre 2020 | 0 commentaire

Le Nobel de physique au trou noir de la fiscalité locale ! Mais c’est bien sûr. Le comité de Stockholm a souhaité récompenser cet objet fascinant de l’astrophysique des territoires, tellement dense que ni matière ni lumière ne s’en échappent ou plus exactement n’en réchappent. Le héros de cette année s’appelle donc le trou noir. Suivez-nous dans ce voyage qui, depuis moult années, engloutit tout sur son passage. Enfin presque…

La vignette auto. Souvenez-vous. C’était en 1956. Le gouvernement de Guy Mollet, sous la Quatrième République certes, instaure un « fonds national de solidarité » pour garantir un revenu minimum aux personnes âgées de plus de 65 ans. L’acquittement de cette taxe est matérialisé sur la voiture par une vignette apposée sur le pare-brise. Elle subsistera jusqu’en 2000. Mais ce qu’il y a de bien avec les étoiles (fiscales), c’est que lorsqu’elles disparaissent, leur lumière nous parvient encore pendant des années. Un petit débat sur le cinquième élément, euh pardon le cinquième risque ? Et revoilà le débat sur son financement. En voiture Simone.
 
La taxe professionnelle. Créée en 1974 et reformée cinquante fois en 45 ans d’existence. Elle disparaît en 2010. Complètement ? Allez d’abord réviser votre tableau de la classification périodique des éléments (fiscaux) ! Et vous verrez apparaitre la cotisation foncière entreprises (CFE) et la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), calculées principalement au niveau national. A coup de milliards, on en supprime désormais une grande partie que l’on remplace par de la TVA pour les collectivités. Ceci étant, on ne fait que revenir au versement représentatif de la taxe sur les salaires (VRTS) créé l’année où la fusée Diamant s’est envolée dans l’espace. 
 
La taxe d’habitation. Le lointain successeur de la taxe sur les portes et fenêtres aura vécu une bonne quarantaine d’années. Entrée en service l’année où les cosmonautes soviétiques et astronautes américains se rencontrent dans l’espace pour la première fois, elle est en train de disparaître par acoups. N’en subsiste désormais que la queue de la comète, remplacée par une dotation de l’Etat. Et au passage, les collectivités sont instamment priées d’arrêter leurs jérémiades. C’est vrai, quoi, elles n’ont pas honte alors qu’elles se font entretenir à nouveau par la base centrale ?

Le trou noir, cet objet fascinant de l’astrophysique des territoires, tellement etonnant que l’on s’en aperçoit quand il a disparu…

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