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Poubelle avec deux ailes

13 octobre 2020 | 0 commentaire

13 octobre… 1131. Dans les rues de Paris, ce ne sont pas les chariots de l’intercommunalité qui transportent les immondices mais des représentants bien vivants de la filière porcine. Ce jour-là, l’un d’eux se jette sous un cheval dont le cavalier, fils de Louis VI le Gros, tombe et se tue. Suivez-nous à travers les siècles dans le combat de Paris pour la propreté.

Itinéraire d’un cochon gâté (1131). Cet incident aux royales conséquences sera à l’origine d’un édit royal interdisant désormais la divagation des cochons dans Paris. C’est ainsi la première mesure destinée à débarrasser Paris de la saleté. En 1184, le roi Philippe Auguste ordonne le pavage des rues, lequel ne sera toutefois achevé que quatre siècles plus tard.

Ah ça ira, ça ira la lanterne taxée (1506). Quelques années avant Marignanle roi Louis XII instaure une « taxe des boues et des lanternes » destinée à financer l’évacuation des ordures et l’éclairage des rues. Lointain ancêtre des taxations actuelles rentrant dans la cassette des structures intercommunales. En 1539, son successeur François 1er imposera aux Parisiens de déposer leurs ordures dans des paniers… non fermés.

Poubelle oh ma poubelle, dis moi… Il faudra attendre Eugène Poubelle, préfet de la Seine, pour avoir enfin des réceptables fermés en… 1883. Notamment chargé de l’administration courante de Paris, le préfet de la Seine exerce une grande influence à une époque où la fonction de maire de Paris a disparu depuis la Commune de 1871. Eugène Poubelle va prendre les arrêtés du 24 novembre 1883 et du 7 mars 1884 obligeant les propriétaires d’immeubles à mettre à disposition de leurs locataires des récipients communs, munis d’un couvercle et d’une capacité suffisante pour contenir les déchets. D’une contenance de 40 à 120 litres, la dimension de ces récipients est strictement contrôlée. L’arrêté prévoit également le tri des déchets : trois boîtes sont obligatoires, une pour les matières putrescibles, une pour les papiers et les chiffons et une dernière pour le verre, la faïence et les coquilles d’huîtres. Toutes ces mesures améliorent considérablement l’hygiène de la capitale.

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